• Gaelle Walker

Reposer les bases de la confiance...


Dans une relation entre deux personnes, la confiance n’implique pas forcément une entente ou un accord.

En effet la confiance représente l'état ou la qualité de la relation, mais n'induit pas un résultat consensuel, ni une finalité de la rencontre.

La médiation qui soigne avant tout la relation ne débouche pas toujours sur une solution concrète mais sur le lien renoué ou la communication rétablie.

La confiance est donc la clef de voute d'une relation sereine, et durable.


Dans une relation professionnelle, il peut arriver que les personnes travaillant ensemble n’aient pas les mêmes besoins et ne portent pas les mêmes valeurs. Elles ont un mode d'action différent, et des divergences de comportement. Malgré ces contradictions, les personnes peuvent travailler en harmonie, si ces différences ne s’imposent pas à l’autre, si les territoires sont bien définis, si les missions sont bien réparties.

Elles se sentent en confiance.


Les conflits émergent au moment où interagissent et se contredisent les positions antagonistes. Quand les divergences de point de vue ou de comportement mettent en danger les personnes l'une vis à vis de l'autre.

Avec appréhension ces personnes tentent de hiérarchiser les modes d'action, ou de les mettre en compétition pour savoir lequel est bon et lequel est mauvais. La relation est alors en difficulté : la peur du danger que représente l'autre fait perdre la confiance en lui.

Pour intervenir dans ces relations dégradées, il est important tout d'abord de nommer ces différences. En les qualifiant, les personnes les reconnaissent et peuvent les accepter. L'acceptation sera possible si ces différences ne s'opposent plus, et qu'elles trouvent leur légitimité et leur place l'une à côté de l'autre sans se faire ombrage. L'accompagnement par l'expert de la relation permettra cette prise de conscience.


C’est par cette acceptation que la confiance peut renaître, c'est-à-dire en rebâtissant une relation fondée sur un respect mutuel malgré la mésentente des valeurs de l’autre et de la place de l’autre.


L'acceptation n'est pas l'adhésion. Ni même la compréhension. et encore moins l'amitié.

Ainsi il arrive qu'à la fin de la médiation, les personnes aient toujours une animosité envers l'autre mais en posant les règles de leur interaction, elles ne se sentent plus en conflit. Les temps d'interaction et d'échanges sont clarifiés et ne les mettent plus en danger.

La confiance est rétablie.







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